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Date : Dimanche 5, Octobre 2003 15:41
Objet : Les routes à 4 numéros et chiffres romains

 

 

 

Bonjour à tous,

 

Il faut que je précise au départ que lorsque j'avais planifié ce périple, j'avais décidé de prendre les routes de campagne inusitées et de me tenir loin des autoroutes. Tout ça est avant que je découvre les pyrénées et les routes à 4 chiffres. Quand je suis parti de St-Jean de Luz, j'ai donc emprunté un petite route secondaire qui suivait le bord des falaises avec la montagne à gauche et la mer à droite qui faisait des vagues dignes des meilleurs films de surf. Étant donné que ma première destination était Bilbao, il fallait couper au travers des pyrénées et c'est là que j'ai quitté la mer.

 

N'écoutant que mon courage, j'ai donc pris la première route qui indiquait Bilbao et je l'ai suivi. L'alternative était l'autoutoute á péage et ça ne m'intéressait pas du tout. J'ai donc emprunté la route 2625 et direction les montagnes.

 

J'ai donc appris à mes dépends la signification du numéro attaché au chiffre de la route. Un numéro comme A5, c'est excellent. Deux voies mais souvent à péage, il faut faire attention. La limite de vitesse est 130km hr et je colle la ligne de droite à 120km parce que tout le monde roule à 150.

 

Deux numéros comme N10 c'est bon aussi, 1 voie de chaque sens seulement mais bien. Limite de vitesse à 110 mais il faut faire attention aux dépassements. C'est endurable mais là encore, les espagnols roulent à 130.

 

Là ou l'aventure commence c'est dans les 3 ou 4 numéros. Il y a des indications une fois de temps en temps mais seulement quand on s'approche des A5 qui veulent nous faire payer. N'écoutant que mon courage, j'ai donc emprunté la fameuse D2625 pour me retrouver sur une route ou la vue au début était à couper le souffle. Je suis arrivé dans une vallé en forme de fer à cheval encerclée par les pyrénées. La route était belle et droite jusqu'à ce que j'aie à traverser le paysage. La fichue de route 2625 grimpait la montagne en S serrés et la limite de vitesse était 20 km hr, ce qui était déja beaucoup trop élevé à mon avis. J'ai donc monté les pyrénées en 2ème vitesse, 1ère dans les nombreux virages. Heureusement que Renault m'a donné une voiture plus performante car je serais encore là à pousser.

 

Une fois rendu en haut, il fallait redescendre et je devais juste espérer qu'il n'y avait pas personne de l'autre còté. Laissez moi vous dire que l'invitation suivante pour prendre la A5 était la bienvenue et au diable les économies. Ça m'a pris 4 heures pour faire 60km. Une chèvre de montagne aurait été plus intelligente et aurait refusé de s'embarquer là dedans.

 

Une fois arrivé à Bilbao, je voulais voir le Musée Guggenheim et c'est ce que j'ai fait. Je l'ai vu de l'autre còté de la route! Je n'ai jamais trouvé de stationnement et j'ai donc continué jusqu'à ma destination suivante, Burgos.

 

Une fois arrivé, j'ai eu la chance de trouver un bon samaritain qui m'a aidé à trouver un hostel près du centre ville. Après m'être installé, je suis allé faire le tour du centre ville et visité entre autre la cathédrale qui est très grande et majestueuse. En soirée, j'ai emprunté le petit train qui couvrait tous les points d'intérèts de la ville.

 

Le lendemain matin, samedi le 4 octobre, j'étais fin prêt à affronter de nouveaux obstacles mais jamais tout ce qui m'est arrivé. Tout a commencé à Segovia ou je suis arrivé par le magnifique aqueduc qui nous accueillait à la vieille ville. Je suis ensuite monté dans les ruelles étroites jusqu'à la cathédrale pour voir ce vestige du XVIème siècle. J'aurais pu y toucher tellement j'étais près mais il aurait fallu que je baisse la fenêtre de la voiture! En effet, une autre visite en voiture tellement il n'y a pas de place pour stationner. Il faut arriver soit tôt vers 9:00 ou vers 2:30-3:00 quand tout est fermé. Hors de ces heures point de salut! J'ai quand mème pris de très jolies photos de l'extérieur de la ville avec le château et ses murailles.

 

Après cette visite flash, direction Avila ou j'ai eu plus de chance en arrivant vers 2:30. C'était vraiment bizarre, personne dans les rues. J'ai pu visiter à mon gré et faire le tour des murailles à pied. Je pensais y passer la nuit mais j'ai fait l'erreur d'ambitionner et de continuer jusqu'à El Escorial tellement tout allait bien. Cette ville est à peine à 50 km de Madrid et je voulais voir la cathédrale. Je suis arrivé à 5:00 mais la cathédrale était déjà fermé.

 

Pas de problème, je me suis dirigé vers la ville suivante pour me trouver un hôtel. Samedi soir, 6:30, ça devrait ètre facile, non. Mais imaginez vous que même à Madrid, il n'y a pas de place. J'ai donc tourné en rond, me rendant mème jusqu'à l'aéroport. Je devais suivre les pancartes en espagnol mais je me suis bien débrouillé quand mème. J'ai finalement déniché un hotel qui m'a couté un bras à 30 km de la ville vers 10:00. En tout, j'ai roulé 521 km dans ce samedi fatidique.

 

Cet hôtel de luxe était quand même bien et je voulait que tout fonctionne le dimanche et me réserver une chambre le plus tôt possible. C'était sans compter sur le tour cycliste dans le centre de la ville qui coupait les deux artères principales pour laisser les cyclistes utiliser les grands boulevards. Des fois, on dirait que le trouble me trouve toujours!

 

Encore tournaillage avec toutes les aautres voitures bloquées qui voulaient aussi se stationner jusqu'à ce que je me trouve un endroit illégal sur un troittoir pour domper mon char ( celle là est pour toi Danielle). Location de ma chambre et direction les sites. J'ai pris un billet dans les autobus de tourisme à 2 étages qui sillonnent la ville pour faire un premier tour d'horizon. Je vais arrèter demain visiter les musées qui me semblent les plus intéressants.

 

Une petite parenthèse, j'ai attrapé le dernier autobus qui devait passer près du stadium de footbal (soccer). Tout était bloqué parce que le real Madrid jouait ce soir. Au moins, c'était le conducteur du bus qui devait affronter le traffic pendant que je me tordais de rire au deuxième étage.

 

Bon, fini pour ce soir. À la prochaine,

 

Paul

 

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